Un texte n'a ni EXIF ni signature. Il ne reste que les phrases, et les phrases perdent leurs traces dès qu'on les réécrit. La détection de texte par IA ne peut pas offrir la certitude qu'offre l'analyse d'image, et ne pas le cacher est la première règle de cette fonction.
La variance de longueur de phrase, la diversité lexicale et la fréquence de certains connecteurs montrent des tendances statistiques. Une tendance n'est pas un verdict sur un document. Des personnes écrivent ainsi, et les rapports formels comme la prose traduite se tiennent particulièrement près de cette tendance.
Textes courts, textes très cités, textes traduits automatiquement et écrits par des locuteurs non natifs produisent des faux positifs dans la même direction. On voit aussi clairement qui en pâtit. Une règle empêche donc, dans ces conditions, que la stylométrie seule produise un verdict d'IA.
Un fichier de document est une autre affaire. Historique d'édition, outil de rédaction, identifiants de session de révision et existence réelle des sources citées se vérifient indépendamment du style. Un document citant une source inexistante est à lui seul un indice fort.
Aucune formulation catégorique sur un écrit, et lorsque la seule preuve est stylométrique le résultat est indéterminé. Cet outil n'a pas été bâti pour juger seul un étudiant ou un candidat. Le résultat est le début d'une conversation, pas sa fin.
Ce document est une orientation générale, pas un conseil juridique. Un résultat d'analyse est une évaluation probabiliste, pas une preuve.